Una historia mestiza de las artes

image001Para aquellos “virreinales” que se encuentren en Nueva York esta primavera, les aconsejamos que no se pierdan la presentación por parte de Serge Gruzinski y Alexander Nagel el próximo 16 de abril de lo que podría ser el “libro del año”: The Untranslatable Image: A Mestizo History of the Arts in New Spain, 1500-1600 de la historiadora y profesora en Columbia University, Alessandra Russo.

Alejándose de las ideas dominantes sobre sincretismo, la profesora, que ha sido investigadora visitante en el Instituto de Investigaciones Estéticas de México, en INHA de Paris, el Wissenschaftskolleg de Berlin y la Getty Foundation, ha intentado un acercamiento nuevo a las producciones estéticas de la América conquistada en un volumen de estudios ampliamente ilustrado y documentado que continúa la peculiar visión del tema, iniciada en su obra anterior, El realismo circular (2005), donde inauguraba un singular acercamiento metodológico y un análisis sorprendente de los mapas de Merced en el Virreinato de Nueva España.

Para más información les proporcionamos un extracto de la publicidad del libro por parte de sus dos casas editoras, la University of Texas Press para la versión inglesa y Les Presses du Réel de París.

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image-intraduisible_1“From the first contacts between European conquerors and the peoples of the Americas, objects were exchanged and treasures pillaged, as if each side were seeking to appropriate tangible fragments of the “world” of the other. Soon, too, the collision between the arts of Renaissance Europe and pre-Hispanic America produced new objects and new images with the most diverse usages and forms. Scholars have used terms such as syncretism, fusion, juxtaposition, and hybridity in describing these new works of art, but none of them, asserts Alessandra Russo, adequately conveys the impact that the European artistic world had on the Mesoamerican artistic world, nor treats the ways in which pre-Hispanic traditions, expertise, and techniques—as well as the creation of post-Conquest images—transformed the course of Western art.

This innovative study focuses on three sets of paradigmatic images created in New Spain between the sixteenth and seventeenth centuries—feather mosaics, geographical maps, and graffiti—to propose that the singularity of these creations does not arise from a syncretic impulse, but rather from a complex process of “untranslatability.” Foregrounding the distances and differences between incomparable theories and practices of images, Russo demonstrates how the constant effort to understand, translate, adapt, decode, transform, actualize, and condense Mesoamerican and European aesthetics, traditions, knowledge, techniques, and concepts constituted an exceptional engine of unprecedented visual and verbal creativity in the early modern transatlantic world.”

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image-intraduisible_F“Une analyse de la dynamique complexe du métissage entre des pratiques artistiques singulières inventées en Nouvelle-Espagne aux XVI et XVIIe siècles et la Renaissance européenne, dans le contexte de domination politique de l’expansion ibérique aux Amériques:

Les expériences artistiques nées dans des contextes politiques de domination – aux Amériques durant l’expansion ibérique, mais aussi ailleurs sur la planète et dans d’autres époques – constituent aujourd’hui l’un des objets privilégiés de l’histoire, de l’anthropologie et de l’histoire de l’art. Il reste toujours difficile, pourtant, d’en définir les dynamiques. Comment analyser les aspects inventifs de ces expériences sans oublier leur rapport à la violence de la conquête et à la colonisation ? Comment, d’autre part, ne pas réduire ces mêmes créations à un art des vaincus, des dominés, des subalternes ? Comment, finalement, aborder les relations complexes entre matériaux, iconographies, concepts, mots, gestes et regards qui se produisirent dans la fabrique et dans l’utilisation d’objets nouveaux ?

Le propos de ce livre est de contribuer à cette discussion à partir de trois ensembles d’images paradigmatiques créés en Nouvelle-Espagne entre le XVIe et le XVIIe siècles : les mosaïques de plumes, les cartes géographiques et les graffiti. En s’éloignant d’une lecture fusionniste, cette étude avance l’hypothèse que la singularité de ces créations ne relèverait pas d’une pulsion syncrétique, mais d’un complexe processus d’intraduisibilité. Plutôt que de saluer les ponts et les similarités qui constitueraient l’essence du métissage entre le monde mésoaméricain préhispanique et la Renaissance européenne, nous privilégions ainsi l’analyse des distances et des différences entre pratiques et théories de l’image incomparables dont la mise en tension réciproque constitua la source à la fois paradoxale et fertile de ces mêmes expériences métisses. L’effort incessant pour comprendre, traduire, adapter, déchiffrer, transformer, actualiser, condenser d’une langue à l’autre et d’une main à l’autre, traditions, savoirs, techniques et concepts mutuellement dissemblables, et parfois même contradictoires, constitua le moteur exceptionnel d’une pensée visuelle et verbale inédite.”

 Para saber más, pueden visitar la web del libro en francés: L’image intraduisible.

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